Aujourd'hui je suis sortie pour aller m'acheter des petites feuilles de vigne farcies, du hommos et des baklavas à la fantastique épicerie/boulangerie libanaise près de chez moi. On a pas grand chose à Hull mais on a toujours bin ça.
En m'y rendant, je tente d'éviter le nombre incroyable de flaques d'eau, de flaques de calcium, de flaques de résidus de chien qui dégèlent et autres détritus fascinants... Et soudain ! Il m'est apparu : le monsieur Chnfnaluuu. Il habite réellement chez le Muet et cela me mystifie.
Bon, je peux concevoir qu'ils habitent ensemble, mais ensemble dans un 1 et demi.? Et il faut être généreux sur la demi: quand la porte d'entrée est ouverte on voit clairement que la salle de bain ne se résume qu'à un garde-robe et que les armoires de cuisine constituent la tête de lit !!
M'enfin. Toujours est-il que j'ai eu amplement le temps d'apprécier les caractéristiques de l'homme en question. Je pense que sa main est soudée à une caisse de 24, finalement. Et il a une super tuque des Expos. Et quand je l'ai rencontré sur la rue, il se vantait au Muet qu'il était capable de faire du RAP AND FART...
J'ai probablement mal entendu, mais il l'a dit à plusieurs reprises...... Rap and Fart... Une activité sûrement haute en couleurs !!
C'est pour ça que j'adore mon quartier.
mercredi, février 25, 2009
Bergamote pour les inconnus
Il faisait si noir qu'elle ne savait plus où se diriger. Ses doigts poisseux fendaient l'air, s'agitant dans la marée amère des différences. Des inconsistances inavouées qui se cachent à soi-même, que l'on ne croit que de passage. Et pourtant.
Le rythme des pas qui s'écartent pour ne revenir que des années plus tard, des inconnus qui s'accrochent en un dernier soupir, des souvenirs goûteux qui ressurgissent en galopant, en galopant à contre courant, contre ce qui nous quitte, contre le temps qui passe, contre la lutte qui se joue au creux du temps. Ne pas oublier, ne pas oublier. Et fouiller la terre, et fouler sa terre, et reprendre son souffle de peine et de misère, se sentir vivre au centre d'une expiration de feu. Se sentir interdit au centre de son propre univers.
Arriver trop tôt et repartir trop tard, se sentir n'être qu'un poème sur les plages de ses propres vacances et ne pas poser de questions, ne surtout pas savoir; par peur de remise en question. Comme si retarder le moment de l'éveil conserverait l'odeur vierge des idéaux dans la perfection de l'instant.
Ses doigts fendaient l'air, comme autant de retours, faisant s'éveiller la conscience d'un renouveau éclatant. Si éclatant maintenant qu'il fallait fermer les yeux. Fermer les yeux pour soutenir le monde réel dans lequel elle poursuivait sa chute, nourrie d'illusions et d'instantanéité.
Comme il faut être cruel parfois pour garder sa tête hors de l'eau. Ne crois pas que je t'aide, je vais plutôt me faire un thé.
Le rythme des pas qui s'écartent pour ne revenir que des années plus tard, des inconnus qui s'accrochent en un dernier soupir, des souvenirs goûteux qui ressurgissent en galopant, en galopant à contre courant, contre ce qui nous quitte, contre le temps qui passe, contre la lutte qui se joue au creux du temps. Ne pas oublier, ne pas oublier. Et fouiller la terre, et fouler sa terre, et reprendre son souffle de peine et de misère, se sentir vivre au centre d'une expiration de feu. Se sentir interdit au centre de son propre univers.
Arriver trop tôt et repartir trop tard, se sentir n'être qu'un poème sur les plages de ses propres vacances et ne pas poser de questions, ne surtout pas savoir; par peur de remise en question. Comme si retarder le moment de l'éveil conserverait l'odeur vierge des idéaux dans la perfection de l'instant.
Ses doigts fendaient l'air, comme autant de retours, faisant s'éveiller la conscience d'un renouveau éclatant. Si éclatant maintenant qu'il fallait fermer les yeux. Fermer les yeux pour soutenir le monde réel dans lequel elle poursuivait sa chute, nourrie d'illusions et d'instantanéité.
Comme il faut être cruel parfois pour garder sa tête hors de l'eau. Ne crois pas que je t'aide, je vais plutôt me faire un thé.
lundi, février 23, 2009
Week-end payant pour les yakuzas
Ça y est, on a un magnifique appareil photo Reflex numérique qui déchire sa race !!
Vive Kijiji, prononcé à la brittish s'il vous plaît.
L. a fait le magnifique trajet Gatineau-Montréal-Gatineau hier pour aller cueillir cette merveilleuse machine à prix dérisoire, le tout dans un stationnement glauque de fastfood puant où il a rencontré un yakuza immaculé qui voulait conclure l'affaire. Le désagrément en vallait la chandelle : l'économie représente près de 400$. Nous sommes encore indécis à savoir si nous venons d'injecter nos avoirs dans l'économie souterraine...
Sinon cette semaine, c'est la semaine d'études. Je vais donc étudier : robustesse !
Mais aussi faire de la photo : Joie !
Ainsi qu'écouter quelques Colon-Bob. N'étant pas femme de demi-mesure, j'ai réussi à loader l'intégralité des films de Colon-Bob et nous sommes maintenant rendus à la 8e saison.
C'est donc en criant Joie et Robustesse que je m'en vais continuer mon affiche scientifique avant que la flemme ne me tombe encore dessus.
Ah oui !
Je me suis fait dire "Chnfnaluuu" par un monsieur pas de dents qui tenait une caisse de 24 de Wildcat pleine en ramassant mon journal devant ma porte aujourd'hui. J'ai découvert que ce monsieur habitait en fait dans le 1 et demi du Muet (avec ce dernier...whuuu) et que c'est lui qui avait ramassé, de peine et de misère, la vieille tévé de la Fille qui travaille au Casino et qui habite à droite de chez-nous. Décidément, l'action se dégèle chez les voisins....
Vive Kijiji, prononcé à la brittish s'il vous plaît.
L. a fait le magnifique trajet Gatineau-Montréal-Gatineau hier pour aller cueillir cette merveilleuse machine à prix dérisoire, le tout dans un stationnement glauque de fastfood puant où il a rencontré un yakuza immaculé qui voulait conclure l'affaire. Le désagrément en vallait la chandelle : l'économie représente près de 400$. Nous sommes encore indécis à savoir si nous venons d'injecter nos avoirs dans l'économie souterraine...
Sinon cette semaine, c'est la semaine d'études. Je vais donc étudier : robustesse !
Mais aussi faire de la photo : Joie !
Ainsi qu'écouter quelques Colon-Bob. N'étant pas femme de demi-mesure, j'ai réussi à loader l'intégralité des films de Colon-Bob et nous sommes maintenant rendus à la 8e saison.
C'est donc en criant Joie et Robustesse que je m'en vais continuer mon affiche scientifique avant que la flemme ne me tombe encore dessus.
Ah oui !
Je me suis fait dire "Chnfnaluuu" par un monsieur pas de dents qui tenait une caisse de 24 de Wildcat pleine en ramassant mon journal devant ma porte aujourd'hui. J'ai découvert que ce monsieur habitait en fait dans le 1 et demi du Muet (avec ce dernier...whuuu) et que c'est lui qui avait ramassé, de peine et de misère, la vieille tévé de la Fille qui travaille au Casino et qui habite à droite de chez-nous. Décidément, l'action se dégèle chez les voisins....
vendredi, février 20, 2009
On est vendredi !
Hourra, jeudi est terminé !
J'ai remis ma synthèse sur Dunlop et ses amis, j'ai bien avancé mon affiche scientifique et la semaine prochaine c'est la relâche ! Nous hébergerons encore des Couchsurfers. J'ai bien hâte de voir ce que l'on va apprendre d'eux. Cette expérience est fascinante. C'est vraiment intéressant de pouvoir rencontrer des touristes inconnus.
Aujourd'hui je vais au gym m'accélérer le ponpon, ensuite je vais à une conférence sur le travail sur autrui. Après ma conférence je vais faire une activité avec Audrey, une étudiante camerounaise en échange international, et finalement ce soir ma copine Pat vient prendre un café. Quelle fantastique journée de plaisir : vive le vendredi.
Par contre, il faudrait que j'avance un peu mon travail d'assistanat.
Hmm...
Et j'ai tellement envie de cuisiner !
J'ai remis ma synthèse sur Dunlop et ses amis, j'ai bien avancé mon affiche scientifique et la semaine prochaine c'est la relâche ! Nous hébergerons encore des Couchsurfers. J'ai bien hâte de voir ce que l'on va apprendre d'eux. Cette expérience est fascinante. C'est vraiment intéressant de pouvoir rencontrer des touristes inconnus.
Aujourd'hui je vais au gym m'accélérer le ponpon, ensuite je vais à une conférence sur le travail sur autrui. Après ma conférence je vais faire une activité avec Audrey, une étudiante camerounaise en échange international, et finalement ce soir ma copine Pat vient prendre un café. Quelle fantastique journée de plaisir : vive le vendredi.
Par contre, il faudrait que j'avance un peu mon travail d'assistanat.
Hmm...
Et j'ai tellement envie de cuisiner !
jeudi, février 19, 2009
Freedman et son ami Dunlop
Je suis encore en train de lire ça.
Je suis tannée !!!
J'aimerais ça apprendre la nuit avec des écouteurs dans les oreilles et un vieux walkman qui me chuchoterait toutes ces affaires soporifiques là directement dans mon subconscient de madame qui a la flemme.
Je suis tannée !!!
J'aimerais ça apprendre la nuit avec des écouteurs dans les oreilles et un vieux walkman qui me chuchoterait toutes ces affaires soporifiques là directement dans mon subconscient de madame qui a la flemme.
mercredi, février 18, 2009
Les hommes de lignes et mon mal de tête
Ça y est, le mois de février s'écoule et je suis encore aux prises de mon cadre conceptuel. Je n'ai pas eu la chance de m'y mettre sérieusement depuis la coduite de mon pré-test. Juste eu le temps d'analyser mes résultats et de faire une petite présentation. Juste eu le temps de réaliser que je devais réajuster mon cadre conceptuel pour pouvoir continuer. Youdelaï.
J'avance mais ça ne paraît pas. Il faut croire que je suis très néolibéraliste : j'attends toujours des résultats concrets ! Mais ça ne fonctionne pas toujours comme ça, des journées de lecture ça ne paraît pas sur l'agenda mais il en faut bien. J'aspire à terminer mon cadre conceptuel pour la semaine prochaine mais j'ai une tonne de travail à faire et mon travail de session dans mon cours de RI qui me nargue... Gwill.
À mon calendrier de présentation j'ajoute une autre présentation par affiche. H09 sera décidément une session roquembolesque. J'espère être assez ferrée pour rester dans le top ten et oser espérer qu'un jour j'aurai la chance de mener mes propres recherches ..?
J'attends toujours des réponses pour les bourses pour lesquelles j'ai postulé. La date d'échéance pour m'inscrire au switch vers le doctorat avance et je ne pense pas m'inscrire. Je me dis que si je veux travailler en recherche je devrais faire 2 fois le processus et non 1 fois et demi. Je pense que c'est comme ça que j'apprendrai le plus même si ça rallonge mon parcours et que j'ai les notes pour faire le saut.
J'ai terminé mon premier cahier d'étudiante chercheuse ! LE cahier que tous les profs nous disent de faire et que finalement on se sent un peu relou de faire. On devient rapidement addicted à ce genre d'exercice cependant. Je peux pas croire que je réussis à mener de l'avant la grosse machine que représente mon projet et que j'arrive à le faire pratiquement toute seule par la simple force de ma volonté. Moi qui ai de la misère à partir une brassée de lavage.
Bon, envoyes Jean-Pierre Brun, inspires-moi dont !
J'avance mais ça ne paraît pas. Il faut croire que je suis très néolibéraliste : j'attends toujours des résultats concrets ! Mais ça ne fonctionne pas toujours comme ça, des journées de lecture ça ne paraît pas sur l'agenda mais il en faut bien. J'aspire à terminer mon cadre conceptuel pour la semaine prochaine mais j'ai une tonne de travail à faire et mon travail de session dans mon cours de RI qui me nargue... Gwill.
À mon calendrier de présentation j'ajoute une autre présentation par affiche. H09 sera décidément une session roquembolesque. J'espère être assez ferrée pour rester dans le top ten et oser espérer qu'un jour j'aurai la chance de mener mes propres recherches ..?
J'attends toujours des réponses pour les bourses pour lesquelles j'ai postulé. La date d'échéance pour m'inscrire au switch vers le doctorat avance et je ne pense pas m'inscrire. Je me dis que si je veux travailler en recherche je devrais faire 2 fois le processus et non 1 fois et demi. Je pense que c'est comme ça que j'apprendrai le plus même si ça rallonge mon parcours et que j'ai les notes pour faire le saut.
J'ai terminé mon premier cahier d'étudiante chercheuse ! LE cahier que tous les profs nous disent de faire et que finalement on se sent un peu relou de faire. On devient rapidement addicted à ce genre d'exercice cependant. Je peux pas croire que je réussis à mener de l'avant la grosse machine que représente mon projet et que j'arrive à le faire pratiquement toute seule par la simple force de ma volonté. Moi qui ai de la misère à partir une brassée de lavage.
Bon, envoyes Jean-Pierre Brun, inspires-moi dont !
lundi, février 16, 2009
La nouvelle photo du moment
Sur la photo du mur orange de la photo du moment, on dirait Eric Gosselin qui marche mais c'est impossible.
lundi, février 09, 2009
Pavot et neige fondue - les logements qui se vident
Trois ans que j'habite dans cet appartement charmant aux couleurs enveloppantes. Je ne crois pas désirer autre chose que ma vie actuelle, si ce n'est que la propriétaire augmente parfois le chauffage ou encore qu'elle décide d'isoler un peu les murs centenaires de notre logis... On encore, soyons fous, une combinaison des 2.
Depuis que j'habite ce quartier, j'ai eu la chance de voir un jeune couple s'installer dans un petit logis du deuxième étage de "la grange". Une maison surnommée de la sorte pour la simple raison de son apparence extérieur. Avec le temps ils se sont acheté une voiture, des électros neufs puis, la dame eut un bedon de plus en plus rond. Un jour, ils sont arrivés avec un petit paquet d'amour enveloppé dans des couvertures. On les voyait arriver et repartir avec la poussette qu'il fallait monter et redescendre dans l'escalier interminable. Puis, sans avertissement, plus de poussette. Et lentement, des petites pattes qui montent tranquillement la marche en s'accrochant à la prochaine. Ils sont déménagés un soir d'hiver avec un gros camion noir et des amis, beaucoup d'amis.
Est apparu dans ce logement un couple d'étudiants puis, dans le logis du bas, une famille sympathique du Nouveau Brunswick. Dans le deuxième logement du haut, un fonctionnaire sportif célibataire en éternelle conquête et son colloc français fan de BMX. Au troisième, une blonde demoiselle qui va faire sa lessive toutes les fin de semaines chez ses parents.
Le temps passe vite.
J'ai hâte que reviennent les jours d'été, les soirées sur le balcon, les fleurs odorantes au coucher du soleil, le basilic envahissant et les sons extérieurs.
En attendant, je rumine mon affiche scientifique que je devrai soumettre pour le 1er mars.
Depuis que j'habite ce quartier, j'ai eu la chance de voir un jeune couple s'installer dans un petit logis du deuxième étage de "la grange". Une maison surnommée de la sorte pour la simple raison de son apparence extérieur. Avec le temps ils se sont acheté une voiture, des électros neufs puis, la dame eut un bedon de plus en plus rond. Un jour, ils sont arrivés avec un petit paquet d'amour enveloppé dans des couvertures. On les voyait arriver et repartir avec la poussette qu'il fallait monter et redescendre dans l'escalier interminable. Puis, sans avertissement, plus de poussette. Et lentement, des petites pattes qui montent tranquillement la marche en s'accrochant à la prochaine. Ils sont déménagés un soir d'hiver avec un gros camion noir et des amis, beaucoup d'amis.
Est apparu dans ce logement un couple d'étudiants puis, dans le logis du bas, une famille sympathique du Nouveau Brunswick. Dans le deuxième logement du haut, un fonctionnaire sportif célibataire en éternelle conquête et son colloc français fan de BMX. Au troisième, une blonde demoiselle qui va faire sa lessive toutes les fin de semaines chez ses parents.
Le temps passe vite.
J'ai hâte que reviennent les jours d'été, les soirées sur le balcon, les fleurs odorantes au coucher du soleil, le basilic envahissant et les sons extérieurs.
En attendant, je rumine mon affiche scientifique que je devrai soumettre pour le 1er mars.
mercredi, février 04, 2009
Me dédoublais-je ?
Tiens, il y a de plus en plus de gens qui utilise ou mon pseudo actuel ou mes anciens. C'est confusant.
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