lundi, février 09, 2009

Pavot et neige fondue - les logements qui se vident

Trois ans que j'habite dans cet appartement charmant aux couleurs enveloppantes. Je ne crois pas désirer autre chose que ma vie actuelle, si ce n'est que la propriétaire augmente parfois le chauffage ou encore qu'elle décide d'isoler un peu les murs centenaires de notre logis... On encore, soyons fous, une combinaison des 2.

Depuis que j'habite ce quartier, j'ai eu la chance de voir un jeune couple s'installer dans un petit logis du deuxième étage de "la grange". Une maison surnommée de la sorte pour la simple raison de son apparence extérieur. Avec le temps ils se sont acheté une voiture, des électros neufs puis, la dame eut un bedon de plus en plus rond. Un jour, ils sont arrivés avec un petit paquet d'amour enveloppé dans des couvertures. On les voyait arriver et repartir avec la poussette qu'il fallait monter et redescendre dans l'escalier interminable. Puis, sans avertissement, plus de poussette. Et lentement, des petites pattes qui montent tranquillement la marche en s'accrochant à la prochaine. Ils sont déménagés un soir d'hiver avec un gros camion noir et des amis, beaucoup d'amis.

Est apparu dans ce logement un couple d'étudiants puis, dans le logis du bas, une famille sympathique du Nouveau Brunswick. Dans le deuxième logement du haut, un fonctionnaire sportif célibataire en éternelle conquête et son colloc français fan de BMX. Au troisième, une blonde demoiselle qui va faire sa lessive toutes les fin de semaines chez ses parents.

Le temps passe vite.
J'ai hâte que reviennent les jours d'été, les soirées sur le balcon, les fleurs odorantes au coucher du soleil, le basilic envahissant et les sons extérieurs.

En attendant, je rumine mon affiche scientifique que je devrai soumettre pour le 1er mars.

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