vendredi, juillet 31, 2009

La lenteur des jours qui passent

La semaine est passé comme un souffle tendre et chaud sur une feuille de géranium.

Les nouvelles couleurs posées de mon séjour me donnent envie de feuilleter des livres aux pages glacées où les images illuminent des scènes, sous les yeux. J'ai même une nouvelle liseuse pour éclairer mes longues phrases de Martuccelli que je peux déchiffrer doucement sous la pluie tiède d'un été qui tarde à fleurir.

Parfois je me sens comme dans une chanson de Vincent Delerm. Mais je n'ai pas de thé vanille et je n'essaie aucun manteau bleu soldé. Je suis simplement là. Je suis simplement incertaine.

Ce n'est pas facile d'aller à contre courant. J'ai hâte que les cours recommencent, j'ai hâte de me sentir dans la vague de la nouvelle année. Je me sens à côté de la plaque et j'ai beaucoup de mal à conceptualiser mes nouveaux intérêts. Je n'ai jamais travaillé avec autant d'acharnement et autant de difficulté auparavant, tout ça pour quelque chose que j'ai du mal à viser et à idéaliser.

J'avance lentement et difficilement et ce n'est pas facile de ne pas se décourager.
Comme j'apprécie la facilité de mon bacc...

Oui, j'ai besoin d'un petit livre frais à lire en sirotant un punch bien dosé avec, tout au fond, une petite cerise au marasquin qui s'y fait macérer. Et un petit parasol de papier, pour le look.

mercredi, juillet 15, 2009

Fraicheur et basilic

Le temps chaud va et vient en me laissant espérer que le temps ralenti. Je suis dans un moment calme où les jours s'écoulent paisiblement alors que je repeins les murs, que je me réveille sans alarme, que je me magasine un nouvel ordinateur et que je jette des regards de plus en plus aventuriers sur la cuisine chinoise et japonaise. Eh oui, la pâte de haricots rouges s'avère plutôt versatile et tentante pour mes papilles aguerries.

Nous avons reluqués les appartements à louer pendant quelques temps. Le temps de se dire que finalement on préférait ne pas bouger pour encore quelques années. Nous avons l'impression de faire du surplace mais, mais... c'est parfois comme ça. Ne pas savoir quoi répondre à la question "quoi de neuf" parce que rien mais qu'en même temps trop. Les études, les études. Début de la maîtrise pour lui et du doctorat pour moi.

Je me remet énergiquement à l'écriture de mon projet de mémoire que je dois remettre dans 15 jours pour une 2e lecture. J'ai beaucoup, beaucoup de travail. Beaucoup de lectures. Ces temps-ci, je lis Martuccelli avec difficulté. Les concepts de sociologie me sont toujours ardus et les heures s'égrennent rapidement alors que j'accroche sur une simple note de bas de page. C'est fort heureusement très intéressant et j'essaie de ne pas me laisser aller à quelque paresse intellectuelle.


De nouveaux locataires sont apparus en face de chez moi, dans la Grange. Ils ont l'air sympathiques. Une des filles a de jolis cheveux roux qui vont dans tous les sens alors qu'elle s'accroche aux pages de son roman en fumant nonchalamment sa cigarette. Il y a également un chat mystérieux, élégant et très doux qui se méfie des inconnus et une frisée à lunette qui écoute du Cindy Lauper.


Sinon, un nouveau restaurant vietnamien a désormais pignon sur rue, sur St-Joseph. Le propriétaire est charmant et attentionné. Les plats y sont honnêtes mais rien d'extraordinaire. Derrière la vitrine, on peut y scruter les habitués du dépanneur d'en face et l'action du rond point principal. Les soirs de semaine, le propriétaire chante haut et fort dans son arrière boutique, dans une langue qui m'est inconnue.