mercredi, juillet 15, 2009

Fraicheur et basilic

Le temps chaud va et vient en me laissant espérer que le temps ralenti. Je suis dans un moment calme où les jours s'écoulent paisiblement alors que je repeins les murs, que je me réveille sans alarme, que je me magasine un nouvel ordinateur et que je jette des regards de plus en plus aventuriers sur la cuisine chinoise et japonaise. Eh oui, la pâte de haricots rouges s'avère plutôt versatile et tentante pour mes papilles aguerries.

Nous avons reluqués les appartements à louer pendant quelques temps. Le temps de se dire que finalement on préférait ne pas bouger pour encore quelques années. Nous avons l'impression de faire du surplace mais, mais... c'est parfois comme ça. Ne pas savoir quoi répondre à la question "quoi de neuf" parce que rien mais qu'en même temps trop. Les études, les études. Début de la maîtrise pour lui et du doctorat pour moi.

Je me remet énergiquement à l'écriture de mon projet de mémoire que je dois remettre dans 15 jours pour une 2e lecture. J'ai beaucoup, beaucoup de travail. Beaucoup de lectures. Ces temps-ci, je lis Martuccelli avec difficulté. Les concepts de sociologie me sont toujours ardus et les heures s'égrennent rapidement alors que j'accroche sur une simple note de bas de page. C'est fort heureusement très intéressant et j'essaie de ne pas me laisser aller à quelque paresse intellectuelle.


De nouveaux locataires sont apparus en face de chez moi, dans la Grange. Ils ont l'air sympathiques. Une des filles a de jolis cheveux roux qui vont dans tous les sens alors qu'elle s'accroche aux pages de son roman en fumant nonchalamment sa cigarette. Il y a également un chat mystérieux, élégant et très doux qui se méfie des inconnus et une frisée à lunette qui écoute du Cindy Lauper.


Sinon, un nouveau restaurant vietnamien a désormais pignon sur rue, sur St-Joseph. Le propriétaire est charmant et attentionné. Les plats y sont honnêtes mais rien d'extraordinaire. Derrière la vitrine, on peut y scruter les habitués du dépanneur d'en face et l'action du rond point principal. Les soirs de semaine, le propriétaire chante haut et fort dans son arrière boutique, dans une langue qui m'est inconnue.

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