mercredi, novembre 05, 2008

Poires, cannelle et autres fragments de discours

Il a fait froid et gris mais comme j'avais beaucoup de travail et que L. aussi, l'extérieur ne nous a donné qu'une bonne excuse pour passer tout notre temps en-dedans.

Je mets régulièrement de petites bougies, dans leurs photophores multicolore, sur la tablette au-dessus de mon plan de travail et ça me fait une petite fête à proximité pour enjoliver mon impression de surplace. Je mets aussi, parfois, une petite musique sur fond de sitar qui me donnent envie de m'éparpiller comme les éclats de cristaux de sucre qui éclatent.

Les branches encore habillées de feuilles se sont recouvertes de petite neige chargée de nostalgie et de réconfort puis, se sont retrouvées nues. Depuis, on dirait que tout le paysage est en attente que la saison hivernale commence. Rien ne bouge. Sauf la pluie qui fait apparaître des ruisseaux furtifs dans les rues.

J'ai reçu des commentaires de mon travail de métho. Un travail terminé très tôt, au petit matin, ce qui m'a vaguement rappelé certains épisodes de mon passé cégepien. Cette période a des saveurs de chocolat chaud et de cafés vanille, de praliné avec une petite marguerite dessus et de fromage à la crème.

On m'a dit que ce travail était impressionnant et que je pourrais très probablement en faire un article scientifique. J'ai été surprise, tout d'abord, ravie ensuite, puis intriguée. Je n'ai jamais envisagé écrire un article scientifique mais il est inévitable que je doive en faire tôt ou tard. Je n'ai aucune idée de tout le processus et cela m'effraie un peu. Enfin, mon travail n'est pas encore officiellement corrigé mais j'espère que les commentaires sauront m'aider pour la suite des choses. Je continues tout de même à me sentir coupable à chaque moment de répit que je m'accorde et je trouve que cet épisode scolaire est très difficile au niveau de la discipline mais surtout de l'estime de soi.

Et puis je n'arrête pas de m'en faire pour des choses qui se résoudront sans doute d'elles-mêmes. J'ai parfois du mal à me faire aux civilités de rigueur et cela me pousse à devenir très dure avec moi-même.

M'enfin. Au moins il y a le jazz, la flognarde aux poires et les mains chaudes de L.

1 commentaire:

Lwi a dit...

Ouah c'est géant ça! Voilà qui est vachement génial! J't'l'avais dit me semble que tu pouvais pas te planter, je me trompe? Ehhh j't'admire =)

Heehaw!!

Dieu est grand et Allah mange halal...