vendredi, juin 26, 2009

Confitures, soleil et bulles - les voisins se pactent la fraise

Pour le 24 de juin, on est allés aux fraises avec une amie !
Wow, ça faisait des millions d'années que j'avais pas été cueillir des fraises.
Nous avons été au Potager Eardley, à Aylmer. J'aurais préféré un truc un peu plus rustique mais bon, on ne peut pas aller très loin avec une Communauto quand on a un petit budget...

En se rendant au champ, on se demandait où on avait oublié nos enfants : nous étions les seuls "jeunes adultes" qui n'étaient pas accompagnés d'une ribambelle de morveux qui, au retour, dégoulinaient de jus de fraises. Le champ de fraises était bien assez vaste pour que les dizaines de familles ne se pilent pas dessus.

10$ pour un 4 litres en autocueillette contre 12$ pour un 4 litres déjà cueilli. Il est clair que le plus gros de l'argent se fait avec l'autocueillette! On s'en fout, c'est tellement l'fun ! D'un autre côté, j'ai dû manger au moins le 3/4 d'un panier pendant la cueillette. Je ne me rappelais plus que les fraises fraîchement "sorties" du champ étaient aussi juteuses et charnues.

Résultat ? 2 crêtes de fraises + 2 paniers de 4 litres pleins à craquer.
On a passé l'aprem à équeuter ça sur le balcon en buvant des bulles et en observant les voisins fêter la St-Jean. C'était fantastique.
La grosse vie sale.

Le nouveau locataire qui habite dans la grange en face a fait le party jusqu'aux petites heures en chantant du Éric Lapointe et de la Chicane. Franchement, la bartendresse, je suis plus capable !!!! Les mononcs au coin ont failli se battre avec l'homme à la chevelure de feu, un grand costaud en chest aux cheveux longs frisés lousses qui cherchait juste la bataille... Sans oublier les 2 jeunes en scooter (dont notre voisin G-Unit) qui, dans un tonnerre de sang et de feu bruits de tondeuse, font leurs frais avec leurs scooters qui tombent en morceaux.

J'adore mon quartier. J'adore.
...

samedi, juin 20, 2009

Le Caire me manque déjà



3 semaines dans une monde complètement différent où se côtoient des Peugeot vieilles de 40 ans, des ânes, des chèvres, des hommes-troncs, des vendeurs de colliers itinérants, des vendeurs de thé, des hommes d'affaires en cravates, des bédouins en gallabeya et des femmes musulmanes colorées.

On n'y parlait que très peu anglais, et encore, un anglais assez médiocre appris avec les touristes. Le français : inexistant. Je sais maintenant que la langue ne doit pas être une barrière au voyage, les 3 semaines se sont extrêmement bien déroulées même si nous ne parlions qu'une dizaine de mots d'arabe. Nous avons même eu des conversations extrêmement intéressantes qui restent parmi les meilleurs souvenirs.

Les sites touristiques, les pyramides et les temples, sont impressionnants mais il n'y a rien comme les villes et les quartiers marchands qui sont beaucoup plus étonnants et instructifs.

J'ai adoré les gens, leur façon de voir les choses, les conversations et la vie disjonctée du Caire qui tranche d'avec Alexandrie et encore plus d'avec Luxor, Gourna ou Assouan qui sont beaucoup plus touristiques. C'est une ville fantastique qui n'obéit à aucune règle, aucun code de la route, aucune loi marchande. Le désordre y était tellement bon que je n'ai qu'envie d'y retourner encore et encore pour me faire réveiller au petit matin par le chant des muezzins et des vendeurs en charette de melons, de barbe à papa et de molokiya.