Au fond de son coeur, il y avait, je crois bien, un printemps éternel qui ne connaissait d'autre soleil que celui de ses convictions. On aurait dit un écosystème sous une cloche de verre, un petit monde que l'on saisirait entre nos doigts en prenant garde de retenir notre souffle. Et des yeux qui s'agrandissent de fascination...et d'effroi. Et des images qui défilent comme autant de paysages à travers la vitre lambrissée de l'Extérieur.
Les années ont passées sans que la cloche ne bouge, sans que les revers de ses déceptions ne connaissent de vis-à-vis. Peut-être était-ce l'ignorance ? Peut-être était-ce simplement la volonté de sauvegarder à tout prix les yeux d'un être qui vivait de plus en plus mal la réalité agonisante d'un monde lucide...
Tout doucement, comme on caresse tendrement un souvenir fragile, j'ai jetté un oeil à travers le mur de son enthousiasme. Il y avait autrefois des rêves remplacés par des résignations sauvages, des morceaux épars de verre décoloré et de déchirures entachées que l'immensité de son raisonnement n'avait su préserver. J'avais envie de lui prendre la main, de lui faire une petite place, au fond de moi, pour un instant. Lui trouver une raison d'être avant. Avant que le tout ne s'écroule pour de bon et que l'estime ne cède la place à la mort et à la destruction... au temps.
mardi, juillet 29, 2008
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2 commentaires:
C'est tellement bon te lire, ça fait vraiment du bien =)
Ça m'a manqué horriblement tu sais... J'content de pouvoir l'apprécier encore et me sentir choyé et privilégié.. Ü
Wow, merci, tu me fais chaud au coeur !
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