J'ai une amie française dans mes cours.
Elle est un peu bizarre dans ses réflexions et ses interventions en cours, mais bon.
Elle est aussi étrange parce qu'elle s'imagine pouvoir passer l'hiver avec un petit manteau de coton minuscule et une veste aux allures de coton à fromage en répliquant qu'elle n'a qu'à courir 3 minutes 50 pour se rendre de chez-elle à l'Université.
Et pour finir, elle préfère faire ses courses au IGA sur internet plutôt que de sortir aller faire l'épicerie.
Honnêtement je ne comprends pas ça : j'aime vraiment beaucoup choisir mes légumes et je ne laisserais personne décider de la tomate parfaite pour moi et mûre juste comme j'aime.
Même mes autres amis français la trouve étrange. C'est pas peu dire.
M'enfin.
Le truc que je voulais surtout dire, c'est qu'elle est venue ici pour étudier les paysans québécois.
Hen, des paysans ?
On a ça nous autres ?
Je ne sais pas si c'est moi qui a le réflexe féodal rapide, mais je déteste ce terme. Nos agriculteurs sont de sérieux entrepreneurs qui n'ont, selon moi, que peu à voir avec la vision romantique paysanne du retour à la terre et de la journée salutaire de besogne glorieuse avec la bêche ancestrale. Je trouve le terme paysan extrêmement réducteur, effaçant l'important aspect entrepreneurial de la chose.
Mais là-dessus, malheureusement, on dirait qu'on n'arrive pas à se comprendre.
L'agriculture me semble bien différente l'autre bord de l'Atlantique : je n'avais jamais réfléchi là-dessus.
mardi, décembre 15, 2009
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