mardi, décembre 01, 2009

32 pages to go - le questionnement qui tue

Je suis en train de regarder comment a évolué le rapport à soi de la Première Guerre jusqu'à maintenant et je trouve qu'on s'est bien fait avoir par les institutions. Ça ajoute à ma compréhension du contexte instrumentalisant. du coup, j'ai pris rendez-vous pour aller en débattre avec notre expert en psycho du travail ce vendredi. Ça me serait illogique de penser que les psychologues du travail ne font que servir le système en prolongeant l'illusion d'émancipation en milieu de travail tout en étant conscient qu'il s'agit, en fait, d'une erreur. Ce serait illogique parce que j'en connais plusieurs qui justement, dénoncent la chose.

Alors quoi ? Que font-ils ?
J'aimerais savoir ce qu'il a à me dire en ce qui concerne le mutisme de la critique scientifique quant à ces approches. Et en même temps, je me doute que le frein à ce passage est probablement les institutions même, dont l'université et les revues scientifiques. Ainsi que l'éternelle lutte (dont il faudrait revenir quand même) entre sciences "dures" et sciences "molles". C'est en gardant ce caractère rigide et fermé qu'on avance pas, faudrait se secouer un peu là. Surtout que dès 1880 on la prévoyait, cette tournure de l'histoire. Et on la pressentait cette instrumentalisation de la finalité humaine au service du capitalisme de même que l'intériorisation de la contrainte (Foucault est un bon exemple).

Hm.
Je ne dois pas perdre mon questionnement d'ici vendredi.


Et puis aussi, peut-on concevoir le don de soi, à travers le travail par exemple (je pense au travail social), comme une forme de lutte ou de....révolte contre cette instrumentalité insidieuse ? Est-ce que le Care serait espace d'humanité. Ou bien si ce n'est que la poursuite de l'asservissement humain à des valeurs d'une autre époque qui persistent toutefois encore dans l'imaginaire social ? Et qui maintenant serait rétrospectivement en réaction avec le contexte de notre époque même ?

Bon, faut que j'aille écrire sur les années 40 moi là.

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