C'est la dernière ligne droite de mon travail de métho.
Cette session a commencée par un grand spleen automnal avant son temps, le tout agrémenté de questionnements tous plus inquiétants les uns que les autres. Heureusement, il y a toujours ces petits quelques choses étincelants aux couleurs vives pour nous rappeler qu'une journée ne peut totalement s'avérer désastreuse. Comme ma jolie tasse orangée rétro ou encore les petites attentions de L. qui fleurissent ici et là. Il y a aussi Georges Perec qui me regarde à travers mon écran et qui me rempli d'une fébrilité extatique à l'idée de plonger tout mes sens dans un de ses bouquins.
Voilà, devant tant de petites choses merveilleuses, et sachant raisonnablement qu'il en existe aussi des grosses, on ne peut que se dire que la vie est fantastique.
Malgré le travail de métho.
Malgré l'heure des choix de vie à venir.
Malgré les inquiétudes face à l'incertitude et les remises en question de ma propre connaissance de moi-même.
Je crois que j'ai enfin compris ce que je veux et je sens en moi un déclic. De l'air. Et des coquelicots.
Alors c'est avec une motivation beaucoup plus profonde que je termine mon fantastique travail de métho. Parce qu'il m'ouvre les portes d'un avenir passionnant et j'en suis convaincue.
Pour me remettre de cette épiphanie, j'ai décidé de me tapper un bon bout de pain aux bananes. Je pourrais en manger chaque jour sans me tanner. Ce qui tombe bien puisque j'ai quantité de ce fruit jaune de forme longitudinale au congélo.
Cardamome généreuse, cannelle et muscade avec parcimonie et noix de grenoble grillées on the top : voilà un petit délice sans sucre ajouté qui a de la gueule dans cette journée grise.
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